mardi 17 mai 2011

VOIR MES PARENTS (réservé aux adultes):




Titre Mes Parents
Réalisateur Rémi Lange
Scénario Rémi Lange
Acteurs Annie Alba, Francis Pierre, Antoine Parlebas, Cécile Arnaud, Françoise Cordelier, Mathieu Lanfranca, Romain Lanfranca, Sophie Blondy, Manuel Blanc, Jacques Lange, Rémi Prin, Rémi Lange
Musique Jérôme Gaillard, Arnaud Ruga, Tiburce
Festival Prix "Comtesse dess Flandres 2002" du Festival "Question de Genre" de Lille
Image Mini-DV
Durée 97 min.

Noir total. Une petite voix nazillarde se fait entendre. Elle nous raconte l'histoire d'une grosse femme... Des images apparaissent... Une grosse femme vit depuis des années avec un homme très laid dans une vieille maison provençale. Psychologiquement traumatisée par la mort de son dernier enfant qui n'a pas vécu plus de trois jours, elle s'est pris d'affection pour un étrange objet... elle lui parle, lui change sa couche comme son véritable bébé...

Total darkness. We can hear a strange high-pithched voice. It tells us the story of a fat woman... In an old house of Provence, a fat woman has been living for many years with a very ugly man. Traumatized by the death of her last child who did not live for more than three days, she cherishes a strange thing : she speaks to it and looks after it like her true baby...

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LE DVD DU FILM CONTIENT DE NOMBREUX BONUS DONT UN MAKING OF.

DVD SIMPLE EN VENTE SUR PRICEMINISTER

DVD DOUBLE, AVEC "DEVOTEE" DE REMI LANGE, EN VENTE SUR PRICEMINISTER


"On a été servi côté trash (...).
'Mes Parents' est une pure fantaisie gore (...), il y a là suffisamment de folie queer pour amuser." (Didier-Roth Bettoni, Illico, nov. 2002)

"Mes Parents me fait presque jouir : c'est queer, délicieusement gore et anti-famille, ça fait mal et c'est bon !" (Madame H, Illico, déc. 2002)

"Un OVNI, une sorte de David Lynch provençal." (Festival de films gays et lesbiens de Paris, 2002)

"Un film-choc. Gore. Rémi Lange pastiche les films d'horreur pour notre plus grand plaisir. C'est terrifiant et drôle à la fois. On est en permanence de l'autre côté de la raison, dans un monde fou qui a ses propres lois (...) La très forte présence physique des acteurs (ANNIE ALBA, FRANCIS PIERRE ET ANTOINE PARLEBAS) y est beaucoup dans la réussite de ce film. Notre coup de coeur. A ne rater sous aucun prétexte."(ABDELLAH TAÏA, FESTIVAL "DESIRS... DESIR", TOURS, JANVIER 2002)
  
"Rémi Lange revisite de manière on ne peut plus subversive le thème de la famille." (Têtu, jan. 2003)


"Une étrange tentative de ’fantastique domestique’ à la française, sur fond de drame familial qui voit un couple « monstrueux » fantasmer la naissance d’un hypothétique enfant. Mes Parents ne ressemble à rien, film libre naviguant à vue entre émotion réelle et trash provençal, ce qui, malgré ses défauts, en fait précisément le sel et le prix." (Ciné Live, mars 2005).

"Un véritable OVNI parmi les productions nationales. Pour répondre à la question que pose le film : peut-on enfanter plus monstrueux que soi, Lange n'y va pas avec le dos de la cuiller, il serait plutôt du genre à en rajouter, genre sale gosse. Avec un film ultra-naturalisme limite gênant mais jouissif, Mes Parents malmène la famille et la maternité, lorgne sévèrement vers le très étrange et le vraiment gore. Porté de bout en bout par des comédiens étonnants, ce film ravira les fans du genre, et démontre en passant que l'on peut faire du TROMA à la française sans rougir de comparaison avec le cousin américain." (PREFERENCES MAG, mars-avril 2005).

"UN PUR DÉLIRE."(E-MALE, 23 déc. 2004).


"L'un des films français les plus trash qu'on connaisse, une fantaisie queer et gore signée Rémi Lange qui s'amuse (et nous amuse) à parodier les films d'horreur tout en faisant exploser sous nos yeux le concept même de famille. C'est profondément jouissif (...). Tel quel, avec sa galerie de gargouilles et de freaks, Mes parents est un must pour les fans de cinéma queer et bis." (ILLICO, 11 fév. 2005).

"Film ovni oscillant entre l'émission Striptease et le cinéma gore, il bénéficie d'une édition soignée en bonus pour approfondir cette œuvre singulière. (…). Si vous êtes amateur de films trash, ce DVD est fait pour vous."(Cyril Durand-Roger, commeaucinema.com)


"Une voix de lutin diabolique nous déclare que ses parents n'auraient jamais dû le mettre au monde. Sa genèse, c'est l'histoire d'une femme d'autant plus obsédée par l'envie d'avoir un enfant qu'elle ne parvient pas à en avoir, ou à garder en vie ceux qu'elle met au monde. Elle sera bientôt surnommée "l'ogresse des Bouches-du-Rhône". Dans le fin fond de sa petite exploitation agricole, elle doit supporter un mari fainéant, ivrogne et amateur de porno, jusqu'au jour où il s'avise de la priver de son substitut d'enfant pour lui proposer de lui en faire encore un, un vrai. Basculant dans la folie meurtrière, elle commence alors une véritable éducation sentimentale, jalonnée d'horreurs et d'émotions. C'est à une étrange rencontre que nous invite Rémi Lange : à la fois un réalisme sans apprêt, tel qu'on peut le trouver dans un documentaire sur le vif (on pense notamment aux séries "Strip-Tease" diffusée sur le petit écran), et un fantastique révulsant, insolite ou tout simplement horrible. Le jeu d'acteur plus vrai que nature, avec ce que cela impose de silences et de dialogues naturalistes, vous enfonce d'abord dans un quotidien poisseux, pesant, étouffant : une véritable gangue où l'horreur est d'abord celle de vivre dans un couple complètement mort, une vie complètement foutue. Puis soudain c'est la découverte capitale, perturbante, et toute la donne est changée. Cette épaisse tranche de vie s'avère pourrie jusqu'au cœur, et baigne dans une folie aussi douloureuse que sidérante (parmi les références revendiquées, on trouve David Lynch - celui d'Eraserhead - mais on pense aussi à Buñuel et aux productions TROMA : en somme, le décalage est au rendez-vous). On est alors reconnaissant à "l'ogresse des Bouches-du-Rhône" et à son agaçante aide-ménagère de nous débarrasser de ce poids énorme, nous écrasant sous les non-dits durant toute la première partie. Et on comprend avec bonheur que Rémi Lange possède plus d'une corde à son arc. Malgré les apparences, ce ne sont pas les viscères que le réalisateur vise de ses flèches. Ou s'il les vise - dans des visions aussi étranges et percutantes que celles d'un cauchemar -, c'est pour trancher leur fatalité et libérer le cœur. Le personnage incarné par Annie Alba va tout faire pour échapper à ce qui apparaissait d'abord comme un destin inévitable : une situation sociale sans relief, un mariage aussi régulier que sordide, une matrice douloureusement incapable de donner une vie durable. Le film est cet itinéraire, tourné vers une idée obsédante et meurtrière, et littéralement hanté par les fantômes de l'échec. Horreur psychologique, donc, en même temps que charnelle. Si la chair pourrit et trahit, si le sang coule, l'espoir est aussi permis… mais d'une façon très ambiguë. Car c'est là que le film, en définitive, peut secouer le plus violemment, remettant en cause l'innocence et les bienfaits supposés de la volonté d'enfanter. Le sujet, si on y regarde bien, est particulièrement épineux et ne manquera sans doute pas de faire des vagues, car il correspond à un tabou collectif aussi lourd qu'une chape de plomb. Toutefois, si Rémi Lange refuse le politiquement correct, force est de constater qu'il le fait avec autant de cruauté que de tact, car il aurait pu aller beaucoup plus loin. Il n'y a aucune volonté de blesser dans "Mes Parents", et on y trouve même une profonde humanité. C'est du côté des sentiments que l'issue, peu à peu, va donc se révéler, pour aboutir à une fantaisie libérée de toute culpabilité et de toute lourdeur mortifère. Impossible de ne pas être ému, d'abord, par l'histoire d'amour que noue "l'ogresse" avec celui qui ne devait au départ être qu'un géniteur grassement rémunéré. Entre deux séquences noires et désespérées, ce sont à de véritables interludes de bonheur que l'on assiste, parés d'images magnifiques. Puis la seconde histoire d'amour, qui épouse un mouvement d'émancipation vers la capitale, s'entoure d'un humour satirique, finissant sur une note triomphante de désinvolture. Il est rare qu'un film aille aussi loin dans le réalisme le plus inconfortable pour finalement s'en extirper, qu'il soit aussi noir pour aboutir à une légèreté salutaire. Tout en restant grave, le propos se conclue avec l'élégance du rire. "Mes Parents" est donc un véritable ovni dans la production française, et en matière de cinéma, Rémi Lange est un accoucheur très spécial, avec lequel il va falloir compter. Son film a reçu le prix "Comtesses des Flandres" au festival Question de Genre 11, à Lille, en novembre 2002." (HORREUR.COM, janvier 2005).

"Rémi Lange, qui a participé à l'émergence de la contre-culture cinématographique, adepte de l'auto-édition et du tournage low-cost, auteur de cinq longs métrages primés en festivals à travers le monde, présentera Mes Parents, une incroyable comédie gore-queer." (http://www.cinemabrut.com/, juillet 2013)

CRITIQUE À LIRE QUE SI ON A DÉJÀ VU LE FILM :
"Une maison isolée, en Provence. Un couple de paysans cinquantenaires, caricaturaux. Lui regarde un film porno, elle promène une poussette vide dans le jardin et parle à un bébé imaginaire. Un peu plus que des beaufs, donc ; des beaufs dangereux. Entre Calvaire et les Deschiens. Rémi Lange déguste le tableau et en exacerbe le moindre détail. Le gros plan sur l’oeil torve est récurrent, tout comme les doigts boudinés qui se croisent, se décroisent, et la complaisance autour de la pellicule du cheveu gras. Ici la recherche de l’humour engendre donc la condescendance, à moins qu’elle ne la justifie. A moins que ce ne soit l’inverse. Mais le cinéma marche dans les pas de la morale et le regard de Lange, ce regard-là en particulier, peut s’avérer plus déterminant qu’il n’y paraît. Ce mépris est gratuit et sans fondement, débusque les effets sans en rechercher les causes et pire, tente de le légitimer par le biais de l’humour. Je ne ris pas, ou peu, mais j’adhère et j’apprécie. Il en est assez du rire moqueur et potache. Rémi Lange ne peut pas bâtir son film sur ces uniques fondations ; déjà, il tourne en rond et le rythme n’est plus. L’excès s’essouffle. Le meurtre survient. Le couteau perfore les artères, brise les os et provoque le gémissement de Francis. Il lui a toujours promis un enfant, un vrai, pas un de ces poulets qui pourrissent les uns après les autres au grenier, engoncés dans ces pyjamas de nourrisson ; il lui a toujours promis un enfant et n’a jamais tenu parole. Au diable Francis. Mort au rire moqueur, place à l’onirisme et à la folie meurtrière. Spermatozoïde à deux têtes, mort-vivant agacé par ses vers, viol libérateur. Le film de Rémi Lange est définitivement un OVNI au sein du cinéma français, comme il a pris soin de le déclarer furtivement par le biais de la télé de Francis, toujours allumée. Un OVNI sans limite qui n’hésite pas à détruire les frontières de la bienséance. Alléluia. De nos jours, en effet, le viol est synonyme d’outrecuidance et le mort-vivant d’innovation. De nos jours, ce n’est plus la mise en scène du meurtre et sa puissance qui importent mais les modalités de l’acte, la folie déjantée du barbare et l’innocence crasse de la victime. Le film de Rémi Lange est un OVNI. Un OVNI qui représente le viol en scrutant l’oeil décidément bien trop dégueulasse de Francis, et décide de délaisser, d’occulter ce qui fait tâche. Un OVNI terriblement consensuel qui recule devant ce qu’il était voué à atteindre. Le domaine du corps, de ses excès et de ses erreurs, le domaine des sécrétions humaines et du sang qui coule était l’atout couillu de Mes parents, mais il s’avère n’en être que la carapace toute artificielle. La cour des petits se révèle plus large que prévu et va donc jusqu’à englober les hérauts de la contre-culture. Triste production. Le point de vue est forgé, presque définitivement. Encore quelques minutes. Annie, en cavale, se retrouve à Paris et fait la connaissance de Sandra, jeune et jolie hermaphrodite attirée par les vieilles femmes qui se déguisent en hommes. Rémi Lange va toujours plus loin, et Mes parents est décidément un vrai film décalé. Jusque l’orthodoxie. Un lit et deux corps. L’un déformé par la graisse, figé dans un immobilisme désespéré, dans l’attente ; l’autre, attirant, excitant, enclin à tout mouvement mais meurtri par une légère excroissance déterminante au-dessus du sexe. Dans leur pudeur, dans leur timidité, les corps se mêlent et la peau brûle, les mains caressent les seins et les sexes s’embrassent pour mieux survivre. Pour la première fois, au bout d’1h30, Rémi Lange laisse parler la matière, ne laisse transparaître que les murmures et ne cache plus rien. Empli d’une infinie tendresse, il filme ici l’une des plus belles scènes de sexe de ces dernières années, qui éclipserait même le reste de Mes parents si une pauvre et agaçante conclusion ne venait pas fermer cette petite chose étrange, bancale et affectueuse." (http://www.objectif-cinema.com/spip.php?article4196)


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Site de Rémi Lange : remilange.blogspot.com/

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